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Les vacances des mères : ce moment magique où elles déplacent simplement leur charge mentale dans un autre code postal

Les vacances des mères : ce moment magique où elles déplacent simplement leur charge mentale dans un autre code postal.

Il y a un moment dans l’année où tout le monde prononce cette phrase avec des étoiles dans les yeux :

“Aaah… vivement les vacances.”

Et puis il y a les mères.
Qui savent très bien que les “vacances en famille” ressemblent souvent à un subtil mélange entre :

  • un déménagement,
  • un séminaire logistique,
  • Koh-Lanta,
  • et une colo dont elles seraient à la fois l’intendance, la direction, la gestion RH, le SAV émotionnel, et la responsable snack.

Parce qu’avant même de partir… les vacances ont déjà commencé dans leur cerveau.

Qui a réservé le camping ?

Qui a pensé :

  • aux brassards,
  • à la crème solaire,
  • à l’anti-moustique,
  • au Doliprane,
  • au body “au cas où il fasse frais”,
  • au maillot de bain anti-UV,
  • aux carnets de santé,
  • aux affaires de plage,
  • au menu de la semaine,
  • à la révision de la voiture,
  • aux jeux pour retarder le fameux “ON ARRIVEEEE QUUUUUAAAAAND ?”

Spoiler : c’est pas Jean-Kévin.

 

Et alors arrive le moment mythique du départ.

Celui où Monsieur demande : “Tu sais où est ma casquette ?”
Alors qu’il possède deux bras, un cerveau fonctionnel, et qu’il a miraculeusement réussi à obtenir un permis de conduire malgré une incapacité totale à localiser ses propres affaires.

Puis viennent les “vacances”.

Magnifique concept.
Dans lequel :

  • les enfants ne dorment plus,
  • mangent des glaces au petit-dej’,
  • trouvent le moyen de hurler dans un mobil-home de 22m²,
  • et réclament des pâtes différentes de celles demandées exactement 4 minutes auparavant.

Pendant que la mère, elle :

  • découpe des tomates cerises avec un couteau qui ne coupe rien,
  • cherche des tongs disparues,
  • secoue du sable H24,
  • et répond “ATTENDS JE VIENS” en moyenne 473 fois par jour.

 

Et si on décidait enfin que les mères méritent de vraies vacances ?

Pas “des vacances avec plus de logistique mais en short”.
De vraies vacances, pendant lesquelles :

  • elles peuvent finir une pensée,
  • boire un café chaud,
  • lire 12 pages d’un livre d’affilée,
  • faire une sieste,
  • écouter un podcast sans entendre : “MAMAN IL A MIS DU SABLE DANS MON MAILLOT.”

Parce qu’une mère reposée… ce n’est pas du luxe. C’est de la santé mentale préventive.
Et honnêtement ? Vu l’état d’épuisement de beaucoup de femmes aujourd’hui, on devrait probablement arrêter de considérer le repos maternel comme un petit bonus mignon.
Dormir.
Se poser.
Ne rien organiser.
Ne penser à personne pendant une heure.
Ce n’est pas de la paresse.
C’est de la récupération neurologique.

Quelques idées « révolutionnaires » pour cet été

(Oui, révolutionnaires. On en est là.)

🌿 1. Ne pas être l’unique organisatrice des vacances

INCROYABLE CONCEPT.
Faire une liste mentale partagée.
Pas : “Tu me dis ce qu’il faut faire.”
👉 Que chaque adulte anticipe, prépare, pense, cherche, organise.
Sans supervision maternelle.
Le féminisme commence parfois par un homme qui prépare lui-même sa valise.

🌿 2. Bloquer des temps OFF pour les mères

Pas “si on a le temps”, des vrais créneaux :

  • 1h seule sur un transat,
  • une sieste,
  • une balade sans poussette,
  • un podcast dans les oreilles,
  • un déjeuner tranquille,
  • un bouquin.

Et même si les enfants sont réveillés.

🌿 3. Arrêter de vouloir faire des vacances parfaites

Les souvenirs d’enfance ne se fabriquent pas uniquement :

  • dans un bungalow Pinterest,
  • avec une table de brunch bohème,
  • et des enfants en lin beige souriant face au coucher de soleil.

Parfois les meilleurs souvenirs c’est :

  • une glace qui dégouline,
  • un fou rire,
  • une sieste collée-serrée,
  • une discussion au camping,
  • un pique-nique bancal,
  • ou une mère détendue pour la première fois depuis 8 mois.

🌿 4. Si une femme vient d’accoucher :

ON LAISSE CETTE FEMME TRANQUILLE.
Petit rappel estival : accoucher en plein mois de juillet/août avec 38°C n’est pas une expérience immersive “Club Med postpartum”.
C’est :

  • un corps inflammé,
  • des hormones en freestyle,
  • des nuits hachées,
  • un bébé collé à 43 degrés,
  • des seins en fusion,
  • de la fatigue,
  • parfois de la solitude,
  • pendant que tout le monde poste : “Spritz sunset apérooooo ☀️🍹”

Donc :

👉 on hydrate cette femme.

👉 on lui apporte des repas.

👉 on garde les aînés.

👉 on ne débarque pas à 15 personnes.

👉 on ne dit pas “Profiteeeee ça passe vite.”
Parce qu’à cet instant précis : elle transpire probablement dans des filets de lait caillés.

TOP 5 DES CHOSES À DIRE À UNE FEMME QUI ACCOUCHE EN PLEIN ÉTÉ

❌ “T’as de la chance, au moins il fait beau.”
Non Monique. Elle a actuellement un bébé collé sur elle en peau à peau version hammam.

❌ “Profite des vacances pour te reposer.” 😂

✅ “Je t’amène à manger.”

✅ “Je peux prendre le bébé pendant que tu dors ?”

✅ “Tu veux que je gère une machine / les courses / l’aîné ?”

Peut-être que cet été… le vrai luxe ne sera pas de partir loin, mais de permettre enfin aux mères :

  • de souffler,
  • de décrocher,
  • de ne plus porter tout le monde,
  • et d’exister autrement qu’en “responsable logistique familiale”.

Parce qu’une mère qui lit tranquille sur un transat pendant 45 minutes, ce n’est pas une image anodine.
C’est presque un acte militant.

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