On m’a préparée à accoucher. Pas à devenir mère.
On apprend à reconnaître les contractions, à respirer, à préparer une valise de maternité et parfois à rédiger un projet de naissance. Mais qui nous prépare réellement à l’après ? À la fatigue, au bouleversement du corps, à la responsabilité vertigineuse, à la solitude possible et à la transformation identitaire que représente le fait de devenir mère ?
Se préparer à devenir mère, ce n’est pas chercher à tout prévoir. C’est comprendre que l’accouchement ne constitue pas la fin du parcours, mais le commencement d’une profonde transformation. La préparation au post-partum permet d’anticiper les besoins physiques, émotionnels, relationnels et matériels de la mère, d’organiser du soutien et de repérer plus rapidement les difficultés. Elle devrait avoir autant de place que la préparation à la naissance elle-même.
Tout semblait organisé pour l’arrivée du bébé
La chambre était peut-être prête.
Les vêtements étaient lavés, pliés, rangés par taille.
Le siège-auto était installé.
Les couches étaient achetées.
La valise attendait près de la porte.
On avait suivi des séances de préparation à la naissance. On savait, plus ou moins, quand partir à la maternité. On connaissait peut-être les différentes phases du travail, les possibilités d’analgésie et les premiers soins du nouveau-né.
Tout était organisé pour que le bébé arrive.
Mais très peu de choses avaient été pensées pour celle qui allait devenir mère.
Qui allait veiller sur elle après l’accouchement ?
Qui allait lui préparer à manger ?
Qui lui rappellerait qu’elle avait le droit de se reposer ?
Qui accueillerait ses larmes sans lui répondre qu’elle devait pourtant être heureuse ?
Qui s’intéresserait à ce qu’elle venait de vivre, pendant que tous les regards se porteraient sur le bébé ?
Ce déséquilibre est au cœur de nombreux vécus du post-partum : nous organisons minutieusement la naissance d’un enfant, mais nous sous-estimons encore trop souvent la naissance d’une mère.

Accoucher et devenir mère ne sont pas la même chose
L’accouchement est un événement.
Devenir mère est un processus.
L’un peut durer quelques heures ou plusieurs jours. L’autre se déploie pendant des semaines, des mois, parfois des années.
La naissance d’un enfant transforme le quotidien, le sommeil, le corps, le couple, la vie professionnelle, la sexualité, les relations familiales et la manière de se percevoir soi-même.
Même lorsqu’un enfant a été profondément désiré, même lorsque l’accouchement s’est déroulé comme prévu, même lorsque la mère est entourée, cette transformation peut être déroutante.
Il est possible d’aimer son bébé et de regretter sa vie d’avant.
Il est possible d’être heureuse et épuisée.
Il est possible de se sentir reconnaissante et enfermée.
Il est possible de vouloir être mère et de ne pas se reconnaître dans la personne que l’on devient.
Ces expériences ne sont pas contradictoires. Elles témoignent de la complexité de la matrescence.
Qu’est-ce que la matrescence ?
La matrescence désigne le processus de transformation associé au fait de devenir mère.
Elle peut être comparée, avec prudence, à l’adolescence : une période de remaniements physiques, psychiques, identitaires, relationnels et sociaux.
La matrescence ne se résume donc pas à apprendre à s’occuper d’un bébé. Elle implique aussi de trouver une nouvelle place :
- dans son propre corps ;
- dans son couple ou sa famille ;
- dans son histoire personnelle ;
- dans son travail ;
- dans la société ;
- dans la relation à ses propres parents ;
- dans la représentation que l’on avait de soi.
Certaines femmes vivent cette transformation avec fluidité. D’autres la ressentent comme une rupture brutale. Beaucoup alternent entre des moments de puissance, de joie, de doute, de vulnérabilité et de perte de repères.
Il n’existe pas une seule manière de vivre la matrescence.
Mais mieux connaître ce processus permet de ne pas interpréter chaque difficulté comme un échec personnel.
Pourquoi sommes-nous encore si peu préparées au post-partum ?
La grossesse reste souvent organisée autour de deux priorités : le bon développement du bébé et le déroulement de l’accouchement.
Ces priorités sont légitimes. Mais elles peuvent occuper tout l’espace disponible.
On parle des contractions, du col de l’utérus, de l’allaitement ou des biberons. Beaucoup moins de la dépendance temporaire, de la solitude, des tensions conjugales, de la charge mentale, du manque de sommeil ou de la peur de ne pas être à la hauteur.
Le site public des 1 000 premiers jours rappelle pourtant que s’informer dès la grossesse sur l’accouchement et sur la période qui suit permet de mieux se préparer aux imprévus, à la récupération et à la recherche d’un nouvel équilibre entre les besoins du bébé et ceux des parents.
👉 Le récit dominant laisse peu de place à l’ambivalence
La maternité reste fréquemment présentée comme une évidence naturelle.
Une mère serait supposée :
- savoir instinctivement quoi faire ;
- reconnaître immédiatement les besoins de son bébé ;
- ressentir un amour immédiat et absolu ;
- supporter la fatigue ;
- accueillir les visites ;
- rester disponible ;
- reprendre progressivement le contrôle de son quotidien.
Lorsque la réalité ne correspond pas à ce récit, beaucoup de femmes ne concluent pas que les attentes étaient irréalistes.
Elles concluent qu’elles sont de mauvaises mères.
👉 Les besoins du bébé éclipsent ceux de la mère
Dès la naissance, les questions se concentrent souvent sur le nouveau-né :
- Dort-il ?
- Mange-t-il bien ?
- Prend-il du poids ?
- Est-il calme ?
- Faites-vous l’allaitement ?
- Peut-on venir le voir ?
Beaucoup plus rarement :
- Comment te sens-tu ?
- As-tu mal ?
- As-tu mangé ?
- Arrives-tu à dormir un peu ?
- De quoi as-tu besoin aujourd’hui ?
- Veux-tu raconter ton accouchement ?
- Préfères-tu que nous ne venions pas ?
Prendre soin du bébé et prendre soin de la mère ne sont pourtant pas deux projets concurrents.
Soutenir la mère participe aussi à créer un environnement sécurisant autour de l’enfant.
👉 Le post-partum n’est pas seulement une période de fatigue
La fatigue est fréquente après une naissance. Le corps récupère de la grossesse et de l’accouchement, tandis que les nuits sont souvent morcelées.
Mais le post-partum ne se réduit pas à « être un peu fatiguée ».
Il peut inclure :
- des douleurs et une récupération physique parfois longue ;
- des changements hormonaux ;
- un sentiment de perte de contrôle ;
- une grande vulnérabilité émotionnelle ;
- une modification du rapport au corps ;
- des difficultés d’alimentation du bébé ;
- une surcharge de conseils contradictoires ;
- un isolement social ;
- des tensions dans le couple ;
- une réactivation de traumatismes antérieurs ;
- une anxiété importante ;
- une dépression du post-partum.
Selon les données françaises de l’Enquête nationale périnatale 2021, analysées par Santé publique France, 16,7 % des femmes interrogées présentaient une dépression du post-partum deux mois après l’accouchement. L’anxiété concernait 27,6 % des répondantes et 5,4 % rapportaient des idées suicidaires. Ces résultats ne signifient pas que toute difficulté relève d’un trouble psychique, mais ils montrent que la souffrance postnatale ne peut pas être réduite à un manque d’organisation ou de volonté.
La Haute Autorité de santé considère d’ailleurs le repérage et la prise en charge des troubles psychiques périnataux comme un enjeu majeur de santé publique.

Pourquoi la phrase « profite, ça passe vite » ne suffit pas
De nombreux conseils adressés aux jeunes mères partent d’une bonne intention.
« Dors quand le bébé dort. »
« Laisse un peu le ménage. »
« Profite de chaque instant. »
« Fais-toi confiance. »
Mais ces phrases peuvent devenir douloureuses lorsqu’elles ne sont accompagnées d’aucune aide concrète.
Comment dormir quand le bébé dort si l’on doit se nourrir, tirer son lait, lancer une lessive, répondre aux messages ou accueillir une visite ?
Comment « lâcher prise » lorsque toute l’organisation familiale repose sur soi ?
Comment profiter lorsque l’on souffre physiquement ou psychiquement ?
Comment se faire confiance lorsqu’on reçoit vingt recommandations contradictoires par jour ?
Une mère ne manque pas toujours de conseils.
Elle manque parfois :
- de sommeil ;
- de repas prêts ;
- d’un relais ;
- d’une présence non jugeante ;
- de soins ;
- d’écoute ;
- d’un accompagnement professionnel adapté ;
- du droit de dire qu’elle ne va pas bien.
Se préparer à devenir mère : que peut-on réellement anticiper ?
Se préparer au post-partum ne signifie pas rédiger un scénario parfait.
Aucune organisation ne peut supprimer tous les imprévus.
Mais il est possible de réduire la solitude, de clarifier les besoins et de faciliter l’accès au soutien.
1. Préparer un véritable plan post-partum
On parle beaucoup du projet de naissance. Nous pourrions accorder la même attention au projet de retour à la maison.
Il peut inclure :
- les personnes à contacter en cas de besoin ;
- la répartition des tâches ;
- les repas disponibles ;
- les modalités des visites ;
- les solutions de relais ;
- les professionnels de santé identifiés ;
- les ressources locales ;
- les besoins des éventuels autres enfants ;
- les souhaits de la mère concernant son repos et son intimité.
Ce plan doit rester souple. Il ne vise pas la performance, mais la protection.
2. Organiser le soutien avant d’en avoir besoin
Dans le post-partum, demander de l’aide peut devenir très difficile.
La fatigue réduit la capacité à organiser, déléguer, expliquer et prendre des décisions.
Il est donc utile de prévoir avant la naissance :
- qui peut apporter un repas ;
- qui peut accompagner un aîné ;
- qui peut faire des courses ;
- qui peut venir sans attendre d’être reçu comme un invité ;
- qui peut écouter sans juger ;
- qui peut être appelé la nuit ou en cas d’urgence.
Le soutien ne doit pas seulement consister à tenir le bébé pendant que la mère range la maison.
Il peut permettre à la mère de dormir, se laver, manger, consulter un professionnel ou simplement ne pas être seule.

3. Protéger la mère des visites imposées
Une visite postnatale devrait répondre à une question simple :
Cette visite aide-t-elle les parents ou leur demande-t-elle un effort supplémentaire ?
Apporter un repas, vider le lave-vaisselle, étendre une lessive ou repartir au bout de trente minutes peut être infiniment plus soutenant que rester plusieurs heures à attendre du café en portant le bébé.
Les parents peuvent décider :
- de ne pas recevoir immédiatement ;
- de limiter le nombre de personnes ;
- de fixer une durée ;
- de reporter une visite ;
- de demander une aide précise ;
- de changer d’avis le jour même.
Protéger son post-partum n’est pas rejeter ses proches.
C’est reconnaître que la récupération et l’adaptation constituent des besoins légitimes.
4. Parler aussi de la santé mentale
La préparation au post-partum devrait inclure des informations simples sur :
- le baby blues ;
- les signes d’épuisement ;
- l’anxiété postnatale ;
- la dépression du post-partum ;
- les symptômes qui nécessitent une consultation rapide ;
- les professionnels et structures vers lesquels se tourner.
L’entretien postnatal précoce fait notamment partie des temps permettant d’échanger sur le vécu de la naissance, les difficultés et les premiers signes éventuels de dépression postnatale.
Une mère n’a pas besoin d’attendre d’être au bord de l’effondrement pour demander de l’aide.
Une souffrance persistante, un sentiment d’incapacité, une anxiété envahissante, des idées noires ou la peur de se faire du mal nécessitent une prise en charge par un professionnel de santé. En cas de danger immédiat, il faut contacter sans attendre les services d’urgence.
5. Préparer aussi le coparent et l’entourage
Préparer une mère sans préparer son environnement ne suffit pas.
Le coparent et les proches doivent comprendre que le post-partum n’est ni une parenthèse reposante ni un simple congé passé à la maison.
Ils peuvent apprendre à :
- repérer les signes d’épuisement ;
- prendre des initiatives sans attendre des instructions ;
- protéger le repos ;
- filtrer les sollicitations ;
- soutenir sans contrôler ;
- respecter les choix des parents ;
- encourager le recours à un professionnel lorsque cela devient nécessaire.
La charge du soutien ne devrait pas reposer sur la personne qui en a besoin.
Accompagner une mère ne signifie pas lui apprendre à être mère
Une mère n’a pas besoin qu’on lui explique en permanence ce qu’elle devrait ressentir ou comment elle devrait faire.
Elle a besoin d’un espace où elle peut :
- exprimer ses ambivalences ;
- poser ses questions ;
- raconter son vécu ;
- reconnaître ses limites ;
- trouver ses propres repères ;
- recevoir des informations fiables ;
- être orientée lorsque la situation dépasse les compétences de l’accompagnante.
C’est là que la posture professionnelle devient essentielle.
Un accompagnement ajusté ne consiste ni à imposer une méthode ni à devenir indispensable.
Il consiste à soutenir l’autonomie, la sécurité et le pouvoir d’agir de la mère, tout en respectant les limites de son champ professionnel.
Quelle peut être la place d’une doula dans le post-partum ?
La doula propose une présence non médicale, une écoute et un soutien pratique et émotionnel.
Selon son cadre d’exercice et sa formation, elle peut notamment :
- aider les parents à anticiper le retour à domicile ;
- faciliter l’expression des besoins ;
- soutenir l’organisation du quotidien ;
- écouter le récit de naissance ;
- contribuer à rompre l’isolement ;
- favoriser le repos ;
- transmettre des informations générales ;
- orienter vers les professionnels compétents.
Elle ne réalise pas d’actes médicaux, ne pose pas de diagnostic et ne remplace ni la sage-femme, ni le médecin, ni le psychologue, ni les autres professionnels de santé.
La qualité de son accompagnement repose donc autant sur ce qu’elle sait faire que sur sa capacité à reconnaître ce qui ne relève pas de son rôle.
Le post-partum mérite des professionnelles spécifiquement formées
Accompagner une mère après la naissance ne consiste pas seulement à aimer les bébés, à avoir soi-même vécu un post-partum ou à connaître quelques conseils pratiques.
Cette période peut mobiliser :
- la santé mentale périnatale ;
- les traumatismes ;
- les difficultés d’attachement ;
- le deuil de l’accouchement imaginé ;
- l’alimentation du nouveau-né ;
- l’épuisement ;
- les tensions conjugales ;
- la précarité ;
- les violences ;
- les réalités des familles monoparentales, recomposées, LGBTQIA+ ou en situation de handicap ;
- la frontière entre soutien non médical et prise en charge sanitaire.
Les professionnelles doivent savoir écouter, observer, soutenir, transmettre et orienter sans projeter leurs propres normes.
Elles ont aussi besoin d’outils, de supervision et d’une posture réflexive.
Car une présence chaleureuse est précieuse.
Mais, face à la vulnérabilité du post-partum, la chaleur humaine doit s’accompagner de compétences solides.
Le regard d’Envol & Matrescence
Chez Envol & Matrescence, nous pensons que le bien-naître ne peut pas se limiter aux conditions de la naissance. Il doit inclure la manière dont une femme est accueillie, soutenue et regardée lorsqu’elle devient mère. Une société qui concentre toute son attention sur le bébé en oubliant celle qui vient de le mettre au monde entretient l’isolement et l’épuisement. Materner la mère n’est ni un luxe ni une récompense. C’est reconnaître qu’elle traverse elle aussi une naissance.
Soutenir le post-partum exige davantage qu’une collection de conseils.
Il faut comprendre la matrescence, les besoins physiques et émotionnels des mères, les risques d’épuisement, les réalités sociales des familles et les limites de sa propre posture.
Le Parcours 1 – Materner la mère a été conçu pour les doulas et les professionnelles qui souhaitent approfondir leur accompagnement du post-partum.
Il permet notamment de travailler :
- la compréhension des bouleversements postnataux ;
- la posture d’accompagnement ;
- l’écoute et le soutien émotionnel ;
- les outils concrets de soutien à domicile ;
- la prévention de l’isolement et de l’épuisement ;
- l’identification des situations nécessitant une orientation ;
- l’accompagnement respectueux des réalités singulières de chaque famille.
Il ne s’agit pas de promettre un post-partum parfait.
Il s’agit de contribuer à ce qu’aucune mère n’ait à traverser seule une période pour laquelle personne ne l’avait préparée.
Vous êtes doula ou professionnelle de la périnatalité et vous souhaitez renforcer vos compétences dans l’accompagnement postnatal ? Découvrez le programme du Parcours 1 – Materner la mère et les prochaines dates de formation en cliquant ici !
Vous envisagez une reconversion complète vers l’accompagnement des familles, de la grossesse au post-partum ? Découvrez la formation Doula 360 d’Envol & Matrescence.
La matrescence désigne le processus de transformation lié au fait de devenir mère. Elle peut concerner le corps, l’identité, les émotions, le couple, les relations sociales et la vie professionnelle. Elle ne correspond pas à une pathologie, mais à une période de transition dont l’intensité varie selon les femmes, leur histoire, leur environnement et les conditions de la naissance.
Il est impossible de tout anticiper, mais il est utile de préparer un plan post-partum. Celui-ci peut préciser les relais possibles, la répartition des tâches, les repas, les visites, les professionnels à contacter et les besoins de repos. La préparation doit aussi inclure des informations sur la récupération physique, la santé mentale et les difficultés possibles.
Le post-partum combine récupération physique, changements hormonaux, manque de sommeil, adaptation au bébé, transformation identitaire et réorganisation familiale. À cela peuvent s’ajouter des douleurs, un accouchement difficile, un manque de soutien, une précarité ou des antécédents psychiques. Ces facteurs peuvent se cumuler et rendre la période particulièrement éprouvante.
Le baby blues apparaît généralement dans les premiers jours après la naissance et reste transitoire. La dépression du post-partum est plus durable et peut inclure une tristesse profonde, une perte d’intérêt, une anxiété importante, un sentiment d’incapacité ou des idées noires. Seul un professionnel de santé peut évaluer la situation et poser un diagnostic.
La mère peut être soutenue par son entourage, une sage-femme, un médecin, la Protection maternelle et infantile, un psychologue, un psychiatre, une technicienne de l’intervention sociale et familiale ou d’autres professionnels selon ses besoins. Une doula postnatale peut également proposer un soutien non médical, pratique et émotionnel, en complément de ces accompagnements.
La doula peut offrir une présence, une écoute, un soutien dans l’organisation quotidienne et une aide à l’identification des besoins. Elle peut aussi contribuer à rompre l’isolement et orienter vers un professionnel adapté. Elle ne pratique aucun acte médical, ne pose aucun diagnostic et ne se substitue pas au suivi de santé.
Il est possible de demander de l’aide dès que l’on se sent débordée, isolée, anxieuse ou très épuisée. Une consultation rapide est particulièrement importante en cas de tristesse persistante, d’angoisses envahissantes, de sentiment d’incapacité, de confusion, de pensées inquiétantes ou d’idées de se faire du mal. En cas de danger immédiat, il faut contacter les urgences.


