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Toutes les familles méritent d’être accueillies sans avoir à se justifier.

Toutes les familles méritent d’être accueillies sans avoir à se justifier.

Juin est le mois des fiertés.

Et dans la périnatalité, c’est aussi l’occasion de rappeler quelque chose qui devrait être une évidence… mais qui, malheureusement, ne l’est pas encore partout :

👉 toutes les familles ne vivent pas un parcours parental dans les mêmes conditions de sécurité, de reconnaissance et d’accueil.

Parce qu’aujourd’hui encore, certaines personnes doivent :

  • expliquer leur famille,
  • corriger les formulaires,
  • justifier leur parentalité,
  • anticiper les réactions,
  • surveiller les regards,
  • ou craindre des maladresses… dans des moments déjà profondément vulnérables.

 

Grossesse.

Naissance.

Postpartum.

Parcours PMA.

Deuil périnatal.

Parentalité.

Des périodes où l’on devrait pouvoir être accueilli·e avec douceur.

Pas devoir gérer en plus la pédagogie permanente autour de son existence.

“Et le papa ?”

C’est souvent une phrase lancée automatiquement.

Sans mauvaise intention.

Mais parfois, dans la pièce :

  • il y a deux mamans,
  • deux papas,
  • un parent trans,
  • un parent non-binaire,
  • une coparentalité,
  • une famille recomposée,
  • une famille solo,
  • une parentalité queer,
  • ou une histoire familiale qui ne rentre simplement pas dans la case prévue.

Et tout d’un coup : une phrase banale rappelle à certaines familles qu’elles ne sont pas complètement pensées dans le système.

La périnatalité reste encore très normée.

Beaucoup de discours autour de la grossesse et de la parentalité reposent encore sur :

  • l’hétérosexualité supposée,
  • des rôles genrés très marqués,
  • une vision très “maman-papa-bébé”,
  • et parfois des représentations datées des familles.

Résultat ?

Certaines personnes :

  • ne se sentent pas légitimes,
  • évitent certains espaces,
  • n’osent pas poser de questions,
  • minimisent leurs besoins,
  • ou vivent des expériences de soin et d’accompagnement profondément inconfortables.

Alors même qu’elles traversent déjà :

  • des parcours médicaux lourds,
  • des discriminations sociales,
  • des violences symboliques,
  • ou des vulnérabilités psychiques importantes.

L’inclusivité ne consiste pas à “être woke”.

Elle consiste à créer de la sécurité relationnelle.

Et ça change tout.

Parce qu’une personne qui se sent :

  • reconnue,
  • respectée,
  • non jugée,
  • correctement nommée,
  • accueillie sans présupposés…

ne vit pas du tout son accompagnement de la même manière.

L’inclusivité, ce n’est pas :

mettre un drapeau arc-en-ciel sur une affiche en juin puis oublier le sujet le reste de l’année.

C’est :

  • réfléchir à ses biais,
  • adapter son langage,
  • revoir ses automatismes,
  • questionner ses représentations,
  • apprendre à accueillir des réalités différentes des siennes.

Avec humilité.

Non, on ne peut pas accompagner tout le monde de la même manière.

Parce que toutes les familles ne rencontrent pas les mêmes réalités.

Quelques exemples très concrets :

  • PMA et parcours médicaux longs,
  • transparence ou non autour de la conception,
  • place du parent social,
  • homoparentalité,
  • parentalité trans,
  • violences et discriminations médicales,
  • isolement familial,
  • charge mentale spécifique liée à la visibilité,
  • peur du jugement,
  • ou absence totale de représentations autour de soi.

Quand on accompagne des familles…

on accompagne aussi le contexte social dans lequel elles évoluent.

“Je ne veux pas devoir expliquer ma famille pendant mon postpartum.”

Cette phrase, beaucoup de familles LGBTQIA+ pourraient la dire.

Et honnêtement ?

Elles ne devraient jamais avoir à le faire.

Parce qu’un accompagnement périnatal sécurisant devrait être capable :

  • d’accueillir sans exotiser,
  • d’écouter sans projeter,
  • de soutenir sans normer,
  • et de respecter les réalités familiales dans toute leur diversité.

C’est précisément pour cela que nous avons créé notre parcours de spécialisation: Inclusivité & familles plurielles.

Chez Envol & Matrescence, nous avons fait un constat simple :

👉 beaucoup de professionnel·les veulent bien faire… mais n’ont jamais été formé·es à ces questions.

Et l’absence de formation crée souvent :

  • de la maladresse,
  • des biais inconscients,
  • du malaise,
  • ou des accompagnements involontairement excluants.

Notre parcours est né d’un besoin : former des accompagnant·es capables de créer de vrais espaces sécurisants pour TOUTES les familles. Pas seulement dans le discours.

Mais dans :

  • la posture,
  • le langage,
  • les outils,
  • les pratiques,
  • les représentations,
  • et l’accompagnement concret.

Parce que l’inclusivité n’est pas “un module bonus”.

C’est une compétence professionnelle.

Comme :

  • l’écoute,
  • l’éthique,
  • le cadre,
  • ou la sécurité relationnelle.

Et dans la périnatalité d’aujourd’hui,

on ne peut plus faire comme si certaines familles n’existaient pas.

Quelques ressources à découvrir ce mois-ci 🌈

📚 Livres à lire

Pour les professionnel·les :

  • “Le genre expliqué à celles et ceux qui sont perdu·es” – Lexie
  • “Transidentités et transitudes” – Karine Espineira
  • “La pensée straight” – Monique Wittig
  • “Le cœur sur la table” – Victoire Tuaillon

Autour des familles et parentalités :

  • “Et ils eurent beaucoup d’enfants” – Lucile Bellan
  • “PMA pour les nuls (ou presque)”
  • “Les familles LGBT+” – Martine Gross

Pour les enfants 🌈

  • “Julian est une sirène” – Jessica Love
  • “Tango a deux papas”
  • “Mes deux mamans”
  • “Le prince et le chevalier”

🌈 Assos et ressources utiles

  • APGL – Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens
  • SOS Homophobie
  • OUTrans
  • Collectif Famille.s
  • BAMP (parcours PMA et infertilité)
  • Acceptess-T
  • Planning Familial

🌈 Quelques idées d’actions concrètes pour les pros

Ce mois-ci, vous pouvez déjà :

  • revoir vos formulaires (“parent 1 / parent 2”),
  • arrêter de présupposer les genres et rôles,
  • demander les pronoms sans en faire un spectacle,
  • diversifier les représentations sur vos supports,
  • questionner votre langage,
  • lire et vous former,
  • écouter les témoignages des familles concernées.

Pas pour être “parfait·e”.

Mais pour devenir plus conscient·e.

Et si le vrai enjeu était simplement celui-ci :

Créer une périnatalité où aucune famille n’a besoin :

  • de se justifier,
  • de se cacher,
  • ou de traduire son existence pour être accompagnée correctement.

Parce qu’au fond,

les familles LGBTQIA+ ne demandent pas un traitement “à part”.

Elles demandent exactement la même chose que toutes les autres :

  • de la sécurité,
  • de la considération,
  • du respect,
  • de l’écoute,
  • et un accompagnement profondément humain.

Et honnêtement ? Ça devrait être le minimum.

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